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Cet axe autoroutier est attendu depuis si longtemps ! Il est désormais là, nous devons nous mobiliser pour en tirer le meilleur. Il y a quinze ans, l’A88 aurait probablement pu nous permettre de gérer moins douloureusement la mutation industrielle d’Argentan. Aujourd’hui, alors que l’économie française est en crise, nous devons redoubler d’efforts pour favoriser la diversification de notre économie locale et développer l’emploi. L’A88 n’est pas une fin en soi, elle doit renforcer notre attractivité et elle doit s’accompagner d’un élargissement de la Communauté de communes pour travailler plus vite et plus efficacement au renouveau. Je n’ignore pas non plus les difficultés des agriculteurs du Pays d’Argentan et leurs inquiétudes sur la question du foncier. Avec l’aide de la SAFER, la Communauté de communes a mobilisé des terres à vocation agricole pour accompagner ce renouveau économique. Si nous ne l’avions pas fait, il y a maintenant 6 ans, nous aurions été coupables d’imprévoyance, mais je comprends leurs réactions. C’est pourquoi il faut désormais que, le plus collectivement possible, nous pensions à tous les acteurs du développement durable pour être solidaires et efficaces. A l’échelle du PAPAO (Pays d’Argentan Pays d’Auge Ornais) nous n’avons pas pu mettre en place un Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), je le regrette car c’est la pièce maîtresse de la gestion économe des espaces et donc de cette solidarité. Il n’est pas trop tard, là encore, pour livrer le meilleur de l’A88 et penser à l’horizon 2020 pour le Pays d’Argentan.
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